L'auteur

Audrey est directeur conseil et pilote l’activité corporate de l’agence. Elle conseille des institutions, entreprises françaises ou internationales, dans une variété de secteurs, dont : Ethicon, Euler Hermes SFAC, Eutelsat, FM Global, GE Money Bank, Macif, Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, Oséo ...
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Madame blogueuse, puis-je garder votre date de naissance dans ma base de données ?

 

« Mais nous ne pouvons pas faire ça ! », dis-je récemment à un collègue de WPP qui me disait que le département juridique d’un client pour qui nous développons la stratégie média sociaux, demandait à ce que chaque étape de la procédure d’autorisation de stockage des données personnelles soit respectée…

Qui d’entre nous, PR guys, respecte en effet cette procédure à la lettre dans la pratique des RP traditionnelles ? Peu je pense, d’abord parce que les gestionnaires de base de données s’en occupent pour nous, ensuite parce que les journalistes font métier des relations qu’ils entretiennent avec les entreprises et leurs agences, en tout cas la plupart d’entre eux.

Et pourtant, de discussion en conversation, j’ai changé d’avis. Bien que même chez les journalistes, l’idée que leur interlocuteur en entreprise puisse se renseigner sur leurs profils avant de les rencontrer semble encore parfois relever de l’attitude bizarroïde d’un paranoïaque sévère si j’en crois la réaction récente d’un ami exerçant ce métier que j’appelais pour lui demander ce qu’appréciait un de ses confrères dans l’exercice de l’interview. « Tu te documentes sur quelqu’un avant de le voir pour un entretien en face à face ? » – Oui me répondit-il ?  – « Alors, tu ne crois pas qu’il soit normal, voire utile pour toi, que la personne que tu vois s’intéresse à ce qui t’intéresse ? » – « Ah ben, si… »

Je crois que dans la relation très personnalisée qui s’installe entre un blogueur, l’animateur d’un groupe Facebook, l’utilisateur chevronné de Twitter ou encore le modérateur d’un forum, la demande d’autorisation à l’intéressé pour  conserver les données qu’il a publié le concernant est une bonne première étape dans sa relation à l’entreprise.

Au pire, la réponse est négative et l’on ne travaillera pas avec cette personne, qui de toute façon n’aurait vraisemblablement pas souhaité participer à un programme spécifique orchestré par l’entreprise concernée ; au mieux la réponse est positive et c’est une bonne entrée en matière dans la relation qui va s’instaurer sur des bases claires. Dans les deux cas, si le blogueur décide d’écrire sur cette demande d’autorisation pour conserver ses données personnelles, l’on aura respecté la loi, les règles d’engagement qui ont cours dans les environnements des réseaux sociaux et l’on ne fera rien d’autre que d’établir en toute transparence une relation d’échange avec les consommateurs qui prennent la parole !