Un kindle au 40 de l’avenue George V

Travailler en RP, ça implique qu’on lise beaucoup de journaux, vraiment beaucoup. Alors naturellement, on est attentif aux nouvelles pratiques de lecture. Non seulement parce qu’à terme, elles changeront sans doute notre métier mais aussi parce que nous en sommes les premiers consommateurs.
Alors quand le Kindle a été disponible à la livraison en France, certains à l’agence n’ont pas résisté à la tentation de le tester.
Pourquoi faire un article ici sur le Kindle ?
Parce qu’à la différence des autres liseuses électroniques, le kindle est relié au réseau en 3G, vous pouvez donc y télécharger certains journaux pour les lire. « Certains journaux », parce que pour l’instant, en langue française, seuls les quotidiens « le Monde » et « les Echos » sont disponibles. Mais si vous souhaitez lire la presse anglaise, un dictionnaire est préinstallé et pourra vous y aider.
Ce qu’on en pense à l’agence ?
D’abord, c’est un bel objet, on a tous été d’accord. Le blanc mate rappelle l’univers Mac, le dos en alumium rappelle l’Iphone.
Il est quand même un peu grand, m’a fait remarqué une collègue, ajoutant joliment « le kindle, c’est un objet masculin, c’est fait pour les grandes mains ».
En termes de confort oculaire, grâce à l’encre électronique, la lecture ne diffère pas vraiment de celle d’un livre ou d’un journal normal, c’est vraiment appréciable.
Dans les RP au quotidien ?
Plus besoin d’attendre d’être arrivé à l’agence pour lire le journal, on peut profiter du métro pour prendre de l’avance dans la revue de presse quotidienne. Le Kindle possède de plus un petit moteur de recherche qui permet de savoir très vite si on parle d’un de nos clients dans les journaux du jour.
On peut aussi surligner des passages, annoter des passages pour les reprendre plus tard. Utile pour la revue de presse améliorée par exemple.
Les limites ?
Deux quotidiens, ce n’est pas beaucoup. Et si on peut avoir accès aux notes prises sur un livre depuis internet, ce n’est pas possible pour les journaux. Dommage.
De manière plus générale, la non-intégration au réseau est un problème. Non-intégration, car le kindle n’est pas interopérable avec les autres systèmes. Je vois un article, je prends des notes mais je ne peux pas récupérer ni l’un, ni l’autre sur mon ordinateur. Il faudrait que je cherche l’article sur le site internet du journal pour ensuite l’envoyer par mail. Le Kindle n’est pas un outil de travail collaboratif, et pour le travail en agence de RP, c’est un gros défaut.
« La rédaction ne se déplace pas »

09h25 : Le début de la conférence de presse est programmé pour 09h30. Les journalistes ne sont pas encore tous arrivés. Il en manque la moitié. Une inquiétude commence à se lire sur le visage de l’attachée de presse qui s’empresse de retrouver un sourire rassurant (quelque peu forcé) au moment où elle croise le regard interrogateur de son client.
09h30 : Il en manque encore certains. 1/3 environ. Le coup d’envoi de la conférence de presse est lancé. Un reflexe : prendre son téléphone et appeler les retardataires “Ou êtes vous ??”
C’est à ce moment que tout se joue. Les dés sont jetés. Tous les ingrédients sont réunis pour réussir le super jack pot : travail assidu sur le contenu de la conférence de presse, choix pertinent des speakers, travail de fond et de forme sur l’invitation presse, détermination des messages clés et des angles d’accroche, session de relances pour finir sur un rappel du lieu et de l’horaire aux journalistes confirmés la veille du jour “J”… Mais lorsqu’il est 09h34 et qu’il manque encore 1/3 des journalistes, peu importe le travail fourni en amont, la foule marquera une réussite et le manque de journaliste un loupé.
Voilà ce à quoi les attaché(e)s de presse sont confronté(e)s : L’appréhension de devoir faire face à ce « loupé ». Longtemps considéré comme un moyen de communication très efficace (voir inévitable), la conférence de presse perd peu à peu de son attrait. Aujourd’hui, assurer une vingtaine de personne à une conférence de presse, même pour des clients de renoms, est devenu un véritable challenge. Les journalistes sont sur sollicités et prennent souvent le pari de ne pas se déplacer faute de temps ou d’un réel intérêt pour le sujet.
Les journalistes reçoivent une vingtaine d’invitation par semaine, qui les convient à différents événements presse. Lancements produit, salons, fêtes d’anniversaire … sont autant de prétextes qui « légitimisent » la mise en place d’une conférence de presse. Ils doivent donc faire des choix. « La rédaction ne se déplace pas » est devenue une de leurs répliques favorites.
Surtout qu’ils sont moins nombreux. La crise de la presse ne les a pas épargné et a entrainé une fermeture des rédactions ajoutée à une baisse des effectifs. La pratique du Pick&Run “je passe … en coup de vent!” vit ses moments de gloire…
Mais l’autre vraie raison d’un « loupé » est le manque d’intérêt vis-à-vis du sujet proposé. Pour rappel, le format « conférence de presse » consiste à dévoiler une même information à tous les médias en même temps. Sauf que ce format occulte un facteur primordial : Les medias sont multiples et divergents et une télé, une radio, un quotidien, un hebdo ou un mensuel n’ont pas du tout le même temps de réaction par rapport à l’actualité…A titre d’exemple, une information chaude pour un hebdo ne sera pas nécessairement une information chaude pour un mensuel…
Alors que faire ? Bien évidement (ou malheureusement) il n’existe pas de solution miracle. Seulement une conviction : revoir les formats habituellement adoptés. Aujourd’hui, être adaptable, à l’écoute des besoins des journalistes et privilégier les contacts personnels priment sur les événements de « masse ». Une annonce de partenariat ? Pourquoi ne pas proposer une interview en exclu à un média clé? Une annonce produit dans le domaine de l’agroalimentaire ? Pourquoi ne pas préférer une tournée des rédactions ou un portage produit directement chez les journalistes ? Il n’y a pas une seule façon de promouvoir une marque ou un produit mais une multitude et il serait parfois plus pertinent de rompre avec les formats classiques et de laisser une chance à la créativité de s’exprimer…
Secteur des RP : Sortie de Crise ou bien ?

La crise. Si les RP ont été touchées en premier, la reprise semble nous profiter également en priorité, il y a une justice !
Mais il convient d’être prudent. De ne pas célébrer trop tôt ce qui ne serait qu’un éphémère sursaut.
Reprise en V ou en W ? Je ne suis ni économiste ni devin. Mais je me souviens d’une phrase qui m’avait marqué en début de crise : « Il faudra un ou deux ans aux entreprises les plus agiles pour sortir de la crise. Le temps pour elles de réinventer leur business, leurs pratiques ».
Et si finalement, le bon critère pour déterminer si la sortie de crise est bien là était d’examiner ce qui a changé dans nos pratiques, d’apprécier si nous sommes parés à affronter une nouvelle ère ?
Mon sentiment est que nous avons modifié / corrigé notre façon d’exercer notre métier mais nous ne l’avons pas encore transformé. La mutation sera encore lente. Nous connaîtrons d’autres déconvenues avant de tirer parti de notre révolution.
En attendant, passage en revue de ce qui a changé :
Les entreprises nous soumettent des problématiques centrales
Comme jamais, nos interlocuteurs nous emmènent au cœur de leur stratégie, partagent leurs dilemmes les plus profonds. Nous ne sommes plus les faiseurs de bruit (ou de buzz), les amuseurs, les producteurs de leurs opérations d’image.
Nous participons à la redéfinition de leur positionnement, à la conception de leur promesse, nous créons du lien entre l’entreprise et les communautés qu’elle adresse, nous sommes sollicités pour injecter du sens dans des décisions, des lancements.
La créativité est devenue une obligation
Répliquer une idée et le début d’une mauvaise idée. Plus que jamais, les agences doivent faire preuve d’une grande créativité. Elle ne se situe plus dans les artifices des opérations, dans l’habillage d’un message souvent trop maigre mais bien dans la définition de ce qui est à dire, dans le choix de la tonalité, dans l’identification des cibles, dans les circuits de prolifération.
La créativité ne sert plus exclusivement la communication événementielle mais la communication d’influence.
La mesure est un point d’entrée
Il y a deux ans, c’était souvent à l’agence de trouver, post opération, les critères d’évaluation qui lui permettraient de qualifier le succès de sa campagne de communication.
L’an dernier à la même époque, c’était à l’agence d’insister pour définir très tôt les fameux Key Performance Indicators. Aujourd’hui, pas une seule entreprise n’en fait même l’économie dans son brief.
Cette nouvelle tendance est à inscrire au tableau des bonnes nouvelles même si quelques entreprises en profitent pour demander aux agences de s’engager sur ces mêmes indicateurs de performance. Mais mesure et engagement sont des choses différentes. Si une agence se doit de mesurer la performance qualitative et quantitative, elle ne pourrait s’engager sur le résultat de ses campagnes d’influence qui engage par définition des tiers.
Les RP ne sont plus drivées que par les services com
Les relations publiques sont plus que jamais l’affaire de multiples services au sein de l’entreprise. Direction de la communication, direction marketing, direction des ventes, direction générale.
Car les stratégies d’influence sont aujourd’hui tout à la fois au service de l’image, des ventes, du positionnement… et c’est ce qui en fait tout l’intérêt.
Les RP sont aussi l’affaire des services achat. L’occasion pour les agences d’affuter leurs arguments, de bétonner leurs KPI et de prendre des cours de négo pour résister aux coupes sombres !
Les RP se doivent d’être connectées au vécu de l’opinion
Des opérations de relations publiques au cours desquelles les entreprises s’auto-célébraient, allaient jusqu’à oublier le consommateur appartiennent au passé.
Les campagnes de RP vivent avec les cibles, évoluent avec ce qu’expérimente l’opinion, exploitent les tensions socio-culturelles.
Les relations médias rebondissent sur l’actualité, l’influence digitale se nourrie toujours des propos des plus influents mais s’alimente aussi des contributions de chacun, les événements permettent aux consommateurs de devenir non seulement acteurs mais aussi metteurs en scène.
Une approche plus méticuleuse et plus affinitaire des relais d’opinion
Les RP se limitaient trop souvent à des typologies de relais d’opinion trop limitées (des journalistes et quelques blogueurs marketing) et compensaient par des approches très quantitatives (des fichiers sans fin).
Les RP ne se limitent plus aujourd’hui à ces seules populations mais englobent aussi les parties prenantes, les sphères financières, les représentants politiques.
Au sein de chaque typologie, l’agence conçoit et agit selon des mécaniques d’influence et non plus de simple exposition. L’affinitaire prend le dessus et permet à l’annonceur de tisser des liens plus consistants, plus crédibles et plus durables.
Il est certain qu’il est plus facile à un acteur comme Ogilvy PR de tirer profit de ces évolutions.
C’est dans ces passages difficiles qu’il est utile de s’appuyer sur le planning d’Ogilvy & Mather, sur la connaissance médias de Neo@Ogilvy, sur l’anticipation des tendances de PeclersParis, sur les expériences digitales d’Ogilvy Interactive.
C’est fort de tout cela que nous faisons évoluer nos pratiques d’influence.
Influences du jour #19 : des biens virtuels à la logique de la réputation
- Orange met le répertoire du mobile à l’heure de Facebook : La Tribune
Facebook devient un pilier en termes d’innovation. Une de ses idées a été reprise par Orange afin de rendre la vie des clients plus facile et plus sociale. Si vous désirez classer les gens par groupe comme sur Facebook afin de pouvoir filtrer les appels, désormais c’est chose possible avec la nouvelle fonction d’Orange.
“Il s’agit d’une application, à télécharger sur son téléphone, qui permet de classer tous ses contacts — du répertoire du mobile aux adresses mail, en passant par ses amis sur Facebook et ses connaissances du site de microblogging Twitter — dans une catégorie (famille, amis, travail, ou « tous les autres ») et de choisir sa disponibilité en fonction de chaque profil (joignable seulement par SMS ou par mail, etc.). Mais aussi de partager son « humeur » ou son activité d’un message court personnalisé (« entre deux réunions », « en séance shopping », etc.), comme sur les réseaux sociaux, mais sans devoir se connecter à un de ces réseaux, justement.
Cette application sera disponible sur l’iPhone avant la fin de l’année, et, en 2010, sur les BlackBerry, les Windows Phone et les Symbian (Nokia).”
- Ce qui va arriver à vos biens virtuels suite à votre décès : News Com Australia
Dans un monde numérique, vos secrets les plus inavouables ne mourront pas avec vous. Google et Microsoft ont une politique qui consiste à garder vos données après votre décès et qui donne la permission à votre famille d’avoir accès à vos courriers électroniques. Et il n’y a aucun moyen de protester ou de spécifier d’avance si vous ne souhaitiez pas que vos proches récupèrent vos emails suite à votre disparition.
Chez Hotmail et Gmail, la personne qui souhaite récupérer le compte mail devra prouver son identité, son lien proche avec la personne décédée ainsi qu’un acte de décès de cette dernière, et parfois une preuve de conversation entre les deux en plus.
Chez Yahoo, la politique est très stricte : ils ferment le compte suite à la demande de la famille mais ne donnent aucun accès au compte email de la personne décédée. Si la personne le souhaite, elle doit le spécifier dans son testament.
Chez Facebook, on parle de “mémorisation de la personne décédée” en transformant la page d’accueil en une sorte de saint lieu virtuel.
Chez MySpace en revanche, le dispositif s’adapte au cas par cas.
RIP !
- De la logique d’image à la logique de réputation : Médias Sociaux
S’occuper de la communication d’une marque ne se résume pas seulement à s’occuper de son image. Celle-ci n’est qu’un des cinq facteurs clés de ce que l’on appelle “capital marque” qui comprend: la fidélité à la marque, la notoriété de la marque, la qualité perçue, les associations à la marque et les autres atouts propres à la marque.
“Lorsque l’on parle d’une marque, on ne parle pas seulement d’un logo, d’un packaging produit ou d’une campagne de communication mais d’abord de la relation que l’on veut avoir avec les gens (clients, prospects, ambassadeurs, …) et que ceux-ci ont avec elle (…) Toutefois, pour en revenir au sujet, la notion sous entendue derrière la notion de réputation est bien entendu celle du marketing conversationnel et de comment gérer les conversations et la participation des internautes.”
La TV comme mass média semble avoir fait oublier aux entreprises de construire cette relation, ce lien intime avec leurs consommateurs en se précipitant sur la diffusion verticale de message.
“Gérer un capital marque c’est à la fois gérer les messages que l’on diffuse mais aussi les messages diffusés par d’autres.”
87 % des entreprises utilisent plusieurs systèmes décisionnels : Silicon
Le baromètre Decideo.fr réalisé auprès d’une partie de ses 9000 membres francophones a dévoilé que la part des applications décisionnelles a encore progressé cette année.
“Ainsi, 87 % des entreprises déclarent utiliser plusieurs applications d’aide à la décision contre 80 % l’année précédente. Et 11 % emploient un seul système décisionnel. Au total, seul 1% des entreprises interrogées se passent encore de solutions de BI.
Ainsi les entreprises concentrent leurs besoins d’assistance décisionnelle autour de la finance (contrôle de gestion) pour 81 % d’entres elles, et du commerce (analyse des ventes) dans 78 % des cas. A l’inverse, les achats et les ressources humaines ne sont assistées par la BI que pour 34 % et 46 % des entreprises respectivement. Entre les deux, les applications CRM/marketing et les systèmes transversal multidomaines (tableaux de bord) sont sollicités par 61 % des sondés.”
Une bonne analyse des besoins, la qualité des données-sources et l’implication de la direction générale sont 3 critères de réussite.
ITW : François Rocaboy, co-fondateur de Pearltrees
Vendredi dernier, des membres de l’équipe Pearltrees sont venus nous faire une petite présentation de leur outil. L’occasion pour nous de poser plein de questions à François Rocaboy, l’un des co-fondateur de la start-up, et de mesurer ce qui se cache derrière l’ambition affirmée de l’équipe : donner du sens au web 2.

Qui êtes-vous François Rocaboy ?
Je m’appelle François Rocaboy, j’ai 32 ans, je suis en charge de la communication, du marketing et de la marque et de la communauté Pearltrees CMO (chief Marketing Officer) et l’un des co-fondateurs de Pearltrees.
Pearltrees, qu’est-ce que c’est au juste ?
Pearltrees est un réseau d’intérêt collaboratif. Chacun peut garder ce qu’il aime sur le web et ainsi se connecter aux gens qui partagent leurs intérêts. Cela permet de découvrir de nouveaux contenus, de rencontrer des gens en fonction de leurs intérêts.
Bravo, on parle de plus en plus de Pearltrees, jusqu’à Robert Scoble ou RWW US. Êtes-vous content du développement actuel de Pearltrees ? Est-il conforme à ce que vous imaginiez ?
Oui. Si la question est : s’attendait-on à ce que ça marche ? Oui. Le service est formidable vous ne trouvez pas ?
Mais soyons clair, Pearltrees est encore en alpha et de nombreuses fonctionnalités doivent encore venir. De plus, nous travaillons sans relâche à rendre l’interface utilisateur toujours plus intuitive. On a voulu être public dès la version alpha pour recevoir le plus critiques possibles. Et, ça a marché. Les critiques de nos utilisateurs sont très utiles, on intègre leurs remarques d’itération en itération, ce sont nos cycles de publication de nouvelle version, tous les mois environ.
Justement, Robert Scoble est très enthousiaste sur Pearltrees, et ça me fait un peu penser à Friendfeed, avez-vous peur de ce que j’appellerais « le syndrome friendfeed », d’être un service génial mais finalement trop complexe pour devenir mainstream ? Le principal frein à l’innovation n’est-il pas les internautes eux-mêmes ?
La question est celle de la facilité d’adoption. Pearltrees est très facile à utiliser quand on en a compris la logique. Les utilisateurs actuels de Pearltrees sont majoritairement ce qu’on pourrait appeler des non-geeks, il y a des communautés de photographes, de bibliothécaires qui ne sont pas forcément des internautes chevronnés.
Ensuite, au fur et à mesure que Pearltrees s’améliore le coût d’adoption se réduit et l’on peut aller vers le grand public. Mais aujourd’hui, Pearltrees est déjà très facile d’accès.
Aujourd’hui, on parle volontiers du web de flux, à travers les flux RSS, twitter ou facebook. Pearltrees n’est pas dans cette tendance et cherche à organiser le web existant en donnant une carte de celui-ci à un moment donné ? Comment voyez-vous le web de flux ? Comment pensez-vous Pearltrees dans ce contexte ?
C’est vrai qu’il y une tendance générale aux flux, chaque internaute voit passer une quantité incroyable de contenu web chaque jour. Le problème, c’est de savoir ce que l’on en fait, quand et comment peut-on traiter, analyser, partager ces informations. Et c’est notamment là que Pearltrees a un rôle à jouer. On peut faire une analogie entre le web et le corps humain. Le web de flux, c’est le système nerveux, c’est lui qui voit tout passer, et Pearltrees est le système d’analyse, la mémoire. Elle organise et permet de faire les liens entre les choses qu’on voit passer. Cette analogie avec la mémoire est intéressante, comme Pearltrees, la mémoire n’est pas figée, elle est évolue, elle est vivante. Et Pearltrees permet cette réorganisation facile des pages et des Pearltrees, à la différence de des autres systèmes de bookmarking qui procèdent par tags et rendent du coup difficile les réorganisations.
Pearltrees fait partie des services qui améliorent l’utilisation du web, comme twitter, mais dont le business model n’apparait pas évident. Avez-vous des éléments de réponse ?
Pearltrees est un média, donc le business model est celui d’un média. L’idée est donc de constituer une audience importante et ensuite de la monétiser. Pour cela plusieurs modèles existent, la publicité, les abonnements à certains services (freemium).
Si Pearltrees a pour objectif de réorganiser le web, peut-on imaginer un jour que l’on puisse construire un site
en mode « pearltrees » où les pages seraient organisées sans lien html entre elles mais grâce à une navigation de type Pearltrees ?
A très long terme, pearltrees pourrait devenir un outil d’organisation de sa vie informatique… On pourrait par exemple gérer ses documents de son ordinateur en les uploadant sur pearltrees. Mais, il faudrait qu’il y ait une composante sociale, … Enfin, c’est vraiment très lointain. Il y a bien d’autres choses à faire avant cela… Pour l’instant, nous construisons un pearltrees « real time » et parfois on se surprend à rêver d’un pearltrees tactile.
Comme toutes les startups, il y la crainte d’être copié ou repris par un géant actuel du web ?
Il y a un frein majeur c’est la communauté. Petit à petit, le coût de la migration de la communauté devient trop important. Imaginez que vous ayez à reconstruire maintenant votre facebook, transférer vos photos, vos mails, retrouver tous vos amis… Et puis il faudrait que vous soyez suivi.
Enfin, l’équipe de Pearltrees semble impliquée dans ce qu’on appelle le web de données, pouvez-vous nous expliquer brièvement le rapport avec Pearltrees ? Pearltrees pourrait-il être une façon de relier des données brutes ?
Oui, toute l’équipe s’intéresse au sujet et Nicolas développe d’ailleurs ses points de vue dans son blog. Mais il y a des grosses différences entre Pearltrees et le web des données. Pearltrees est une solution humaine de l’organisation des données, alors qu’il existe une pensée qui consiste à croire que des robots pourraient automatiquement trier et organiser et présenter des données brutes aux internautes… Je pense que le web est social par nature et que seul des solutions humaines permettront de traiter efficacement les données.
Ogilvy PR vu par les yeux d’une nouvelle
Voilà bientôt deux semaines que je suis entrée chez Ogilvy PR, pour ce qui constitue mon premier « vrai » travail.
Beaucoup de raisons de s’étonner donc !
Avant de rejoindre Ogilvy, beaucoup m’avait dressé un portrait flatteur, quoique soulignant l’aspect très sérieux de l’agence, voire pas « fun ».
C’en était donc fini des soirées fontaines de champagnes, limousines, caviar, et danses effrénées sur les bureaux, expérimentées dans ma précédente agence ! ( Le passage précédent est légèrement exagéré pour les besoins de la narration, veuillez m’en excusez).
Et bien non. Car il s’avère que, chez Ogilvy, on est fun aussi. En témoignent les apéros roses et girly, ainsi que les chaussures aux couleurs…étonnantes de certains. Que dire de plus ?
Étonnement et surtout culpabilité lorsque j’ai constaté que, du fait, de mon arrivée, Audrey avait échoué sur une sorte de petite table ronde instable dans un coin sombre…
Étonnement face à ma première mission : m’immerger dans le monde juridique, et son vocabulaire foisonnant : « Et donc, la finance islamique, ça va dans la practice corporate ou la practice contentieux ???? » (Précisons que les associations de mots fondées ici ne répondent pas à une quelconque cohérence juridique mais servent, là encore, les besoins de la narration).
Ce cabinet d’avocat est, par ailleurs, sans doute le seul client non concerné par l’expertise digitale d’Ogilvy. Car, que de geeks dans cette agence ! Cependant, j’avoue que j’ai hâte d’en devenir une, moi aussi…
Parce qu’il est toujours difficile d’éviter les clichés, surtout au moment de la conclusion, je dois dire que je suis ravie d’être dans cette agence dont l’ambiance me semble très sympathique. En espérant qu’au fil des semaines, la petite junior va grandir et, qui sait, se révéler capable de rédiger un bon post…
Notre agence au cœur du réseau Ogilvy pour le HDMI EMEA Tour
Le réseau Ogilvy PR nous a très récemment offert la possibilité d’organiser l’étape française du HDMI EMEA Tour.
Notre client n’était autre que HDMI Licencing, à savoir l’organisme qui définit les standards des connectiques HDMI présentes sur les écrans plats, les lecteurs DVD, les ordinateurs et la plupart des devices dans un avenir très proche.
Pour faire valoir les spécificités techniques des connectiques HDMI 1.4 (je sais, ça fait geek mais c’est mieux que ça en a l’air), notre client bien aimé avait choisi le réseau Ogilvy pour l’organisation de son roadshow.
Défini aux US avec le soutien des agences locales, le HDMI EMEA tour faisait notamment étape à Paris.
Au menu : analyse des usages, présentation des spécifications, témoignages d’entreprises productrices des connectiques.
Le sujet était pour Ogilvy PR Paris intéressant à plus d’un titre.
Tout d’abord parce que les standards HDMI se situent au croisement de technologies et d’usages phares comme la Télévision 3D, accès à la très haute définition (4K),connectivité ethernet, navigation web sur la plupart des terminaux comme les écrans plats, les consoles de jeu…
Ensuite parce qu’en tant qu’agence de Sony Professional, cette mission nous a permis de renforcer notre expertise sur ces sujets et de mettre à profit de HDMI Licencing notre relationnel avec les relais d’opinion.
Enfin parce que cette expérience nous a valu de nous distinguer comme l’agence la plus performante du réseau à la fois dans l’organisation du roadshow, le niveau de participation des journalistes et blogueurs et dans la qualité de la visibilité (on va pas se gêner pour le dire).

En dehors d’un satisfecit que j’ai plaisir à partager, cette expérience a conduit HDMI Licencing à nous confier les annonces à venir et notamment les tests grandeur nature. Vivement le printemps !
Scrabble Bravo les mots : l’interview du lauréat du Prix du Jury
Cette création vient de remporter le prix du Jury du Concours Scrabble bravo les mots ! Elle est l’œuvre de Théo aka Cosmografik, un jeune graphiste qui “touche à tout et n’importe quoi” comme il se plaît à le dire. De quoi éveiller notre intérêt bien sûr ! Voici ses réponses :
Théo, tu fais quoi dans la vie ?
J’ai 22 ans et je suis graphiste de formation. J’ai étudié l’imprimerie à l’école Estienne et le graphisme à l’école des Gobelins. Depuis, j’ai travaillé à Dailymotion, pour la Sécurité Routière ou Club Med, et récemment chez Wizz comme graphiste. J’alterne entre boulots et projet personnels, ça me permet de continuer à me former tout en gardant un pied dans la recherche et le développement de mes idées. A terme, j’aimerais me tourner vers la réalisation, ou bien le game design.
Comment as-tu procédé pour mener ce travail titanesque ? Tu mentionnes Photoshop et After Effects : as-tu commencé avec un script sur du bon vieux papier ou avais-tu une idée déjà précise de ce que tu voulais obtenir ?
J’ai commencé par choisir la musique : rythmée et rigolote. A ce moment là, j’étais parti dans un univers très cartoon, ce qui m’a un peu découragé vu la quantité d’illustration et d’animation a réaliser. En écoutant bien la musique, je me suis rendu compte qu’elle faisait en fait référence à la discographie des Beatles. Tous les mots sont en fait tirés d’albums ou de chanson de ce groupe culte. J’ai donc passé une nuit à chercher des idées en rapport avec les Beatles. Au bout d’un moment, je me suis arrêté sur le graphisme très english des Monthy Python et Terry Gilliam et du film Yellow Submarine. Une fois ces bases posées, c’était une partie de plaisir pour illustrer tous les mots de la grille. J’ai passé deux semaines à chercher les images correspondantes, les bidouiller sur Photoshop et et les animer sur After Effects.
Il y a de nombreuses références à des univers très “New Age” : c’est quelque chose que tu travailles souvent, qui te fascine ?
J’ai beaucoup de références, de sources d’inspirations et d’artistes dont je suis fan. Disons que j’essaye d’avoir un style polyvalent comme un couteau suisse. J’aime beaucoup l’art urbain et le pochoir que je pratique depuis quelques années. Des artistes comme Obey ou Banksy m’ont beaucoup apporté, avec leur illustrations à double sens.
Quelle est ton actu à venir ? Des projets ?
Je suis actuellement à la recherche de contrats en tant que graphiste ou animateur. J’ai quelques projets personnels comme une bande dessinée qui sera imprimée d’ici quelques semaines, un jeu vidéo typographique et un autre sur le graffiti. Mais il me manque un dev’ flash pour mener à bien ces deux derniers projets. J’envisage également de me former à l’animation 3D et StopMotion prochainement.
Tu tiens un blog en parallèle de tes activités créatives : c’est un élément important pour poser tes idées, pour centraliser tes inspirations ?
Tenir un blog est avant tout pour moi un moyen de me constituer une base de références, de vidéos qui m’ont plu, ou des liens à garder sous le coude. Ça peut toujours servir un jour ou l’autre. Et puis c’est aussi un moyen rapide de partager son travail et de se faire connaître.


extrait du blog de Théo
On a la preuve que le “User Generated Content” peut entrainer des résultats fantastiques pour les marques : à ton avis, quelles sont les recettes pour arriver à bien briefer les participants ?
Je pense qu’il est très important de parler du concours sur d’autres supports qu’Internet (journaux, radio, télé), ca marche toujours mieux avec le bouche à oreille. Pour ce qui est du brief, il devrait être court et efficace pour éviter les mauvaises interprétations de la part des participants.
Un mot pour conclure ?
Vous pouvez me suivre sur twitter : @cosmografik et sur mon blog : www.cosmografik.fr
Merci à Ogilvy pour avoir organisé ce concours et pour le prix du jury, ça fait toujours plaisir.
Copenhague : Regards d’experts sur le sommet américano-chinois
Qu’est-ce qui se joue vraiment durant la visite de Barack Obama en Chine ? Tout juste arrivée sur nos boites mails, une analyse produite par deux experts « maison » sous le titre « US-China relations : great powers, great issues » pose les enjeux a priori. Histoire de mieux comprendre ce qui se passe, nous avons décidé de les partager avec vous. Et hop, un peu de géo-politique dans ce blog pour changer…
Pour Jamie Moeller (directeur affaires publiques basé à Washington) et Scott Kronick (president d’Ogilvy PR en Chine), ce sommet n’est pas tout à fait comme les autres :
« China’s rapid transformation into a global financial power means that climate change, clean energy and specific bilateral trade issues now take priority over traditional summit agenda items like nuclear proliferation and human rights”.
Pour qui a un minimum de sensibilité environnementale, la date de la tenue de sommet lui donne un relief tout particulier : dans trois semaines tout juste, démarre Copenhague pour lequel rien n’est joué, loin de là.
Or, à eux deux, la Chine et les Etats-Unis sont responsables de 40% des émissions mondiales de CO2. Que font-ils de ce constat ?
“President Obama has expressed support for climate change legislation, asserting that the United States should serve as an example for countries around the world and start the reducing carbon emissions which cause global warming. Under this legislation, the government will implement a cap and trade system for carbon emissions and strive to cut carbon emissions in the US 17 percent by 2020. However, in order to prevent other countries around the world from picking up the slack, e.g.producing increasing levels of carbon emissions, other nations would need to commit to this initiative as well.
For China, cutting emissions would likely result in slowed development. At the UN General Assembly on September 22, 2009, Chinese President Hu stated all countries must fulfill their individual, respective duties to cut overall global emissions. As developing countries need to maintain momentum and continue their current pace of development, richer countries must pass regulations to heavily cut carbon emissions. Additionally, countries with access to clean technology must make it a priority to share with poorer nations.
China has made addressing the issue of climate change a priority. Pledging to increase the efficiency of the Chinese economy, President Hu expressed plans to boost renewable energy at a Shandong wind project last month. The country is investing in alternative forms of energy, including wind and solar. Furthermore, China’s 11th Five Year Plan outlines goals for reduced pollution levels, and teams have been developed to ensure these goals are met”;
Leurs positions réciproques ne seraient donc pas si antagonistes que cela. D’ailleurs, dans les coulisses des sommets préparatoires à Copenhague, on évoque de plus en plus fréquemment la probabilité d’un accord bilatéral sur ces sujets hautement sensibles y compris auprès des opinions publiques. Un axe USA-Chine est peut-être en train de naitre pendant que l’on écrit ce billet. Comme si un nouveau mur s’écroulait ?
By the way, si Copenhague vous intéresse, quelques sites parmi des milliers pour suivre les négociations :
• Le calendrier de l’UNFCCC pour tous les évènements pré-Copenhague : http://unfccc.int/meetings/unfccc_calendar/items/2655.php
• Les Press Headlines de l’UNFCCC : http://unfccc.int/press/news_room/items/2768.php
• Le compte Twitter de l’ONG Global Green USA http://twitter.com/globalgreenusa
• La Press Room du World Ressources Institute http://www.wri.org/stories/all
Influences du jour #18 : de l’e-fidélité à la charte de protection des données personnelles
L’e-fidélité : Est-ce que Twitter, c’est tromper ? : Newsmax
Avec des nouvelles technologies qui fleurissent chaque jour, l’individu doit faire face à de nombreux challenges. Il y avait autrefois les petites annonces, Meetic, Parship etc. Aujourd’hui, la drague se passe ouvertement -ou pas- sur les réseaux sociaux tels que Facebook et plus récemment, Twitter. Car qui dit réseau de relation (même sociale) dit drague et flirt !! A tel point qu’il y a des couples qui ont du imposer des règles pour éviter ce que l’on nomme de “l’e-infidélité”.
La preuve : certains couples chrétiens aux États-Unis ont décidé d’avoir un seul compte mail ayant le nom de Monsieur et Madame en commun ou alors partager le mot de passe de leur compte Twitter et Facebook afin d’éviter toute tentation d’adultère en utilisant les réseaux sociaux. Et si on parlait de “l’e-overcontrol” ?
La proposition de loi Boyer sur les photos retouchées inquiète l’AACC : Stratégies
Bientôt la fin de Photoshop et des mannequins retouchés dans les pubs? De la pub éthique ? Des vraies personnes comme vous et moi ? Fini la dictature de la beauté parfaite mais irréelle ? En tout cas, la nouvelle proposition de loi Boyer a fait trembler l’AACC.
“Le comité image de l’Association des agences-conseils en communication (AACC), s’inquiète de la proposition de loi relative aux photographies d’images corporelles retouchées. Déposée à l’Assemblée nationale le 15 septembre par Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, celle-ci vise à obliger les annonceurs à accompagner les photos publicitaires de personnes dont l’apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d’image de la mention “photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne”.
Selon l’AACC, “la publicité n’est pas responsable des valeurs et représentations actuelles, qui sont présentes à l’échelle mondiale.” Enfin, “une telle loi imposerait des mesures irréalistes compte tenu des techniques photographiques actuelles, car les visuels sont aujourd’hui toujours travaillés numériquement”.”
Nathalie Kosciusko-Morizet veut une charte en 2010 sur les données personnelles : Les Echos
“La secrétaire d’Etat au Développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a défendu jeudi l’idée d’une “charte d’engagements” des professionnels d’internet plutôt qu’une loi pour “un droit à l’oubli” des informations collectées parfois à l’insu des utilisateurs.”
L’objectif de cette charte vise effectivement à protéger et respecter la vie privée des internautes. Cependant, cette loi va à l’encontre de la loi d’Hadopi qui consiste à tracer des internautes pour vérifier qu’ils ne téléchargent pas illégalement.
C’est bien pour cette raison que le président de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), Alex Türk, a demandé à Mme la misnistre “la reconnaissance d’un droit constitutionnel à l’oubli” qui protégerait notamment le droit à l’intimité de chacun”.


