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Après Davos, Natalie Rastoin partage son avis sur les tendances 2013 dans La Tribune

Natalie Rastoin, Présidente du Groupe Ogilvy France et d’Ogilvy RED Conseil, est allée au World Economic Forum de Davos pour prendre le pouls de l’économie auprès des grands dirigeants de ce monde. En tant que communicante, elle a été sensible aux enjeux nombreux des entreprises et organisations de partager leur vision avec l’ensemble de leurs publics afin de pouvoir réellement sortir de la crise. Entre l’optimisme du monde économique et la morosité de la société civile, Natalie Rastoin sensibilise sur le décalage à atténuer via une communication adaptée.

Elle a partagé ses conclusions dans les pages de La Tribune du vendredi 1er février.

Sélection d’extraits :
« Ce que je retiens d’abord de Davos 2013, c’est l’évolution des équilibres mondiaux et le dynamisme des pays émergents. L’Afrique notamment. C’est un continent en plein boom et ses dirigeants ne veulent plus qu’on en parle comme on en parlait hier. Cela ne veut pas dire que c’est fait, mais on a bien vu à Davos cette année le leadership de la nouvelle génération des leaders africains. »

« Il y a un décalage entre ce qui se dit à Davos sur la juste nécessité de poursuivre les efforts et les baromètres d’opinion qui montrent que les élites et les pouvoirs n’ont pas la confiance des vrais gens. On ne peut pas demander sans cesse plus de sacrifices sans proposer une perspective, une vision des bénéfices futurs. C’est vrai de tous les gouvernants, au niveau des Etats comme des entreprises. Les entreprises aussi ont une opinion publique et il faut en tenir compte. »

« On va entrer dans une phase très difficile pour les dirigeants, qu’il s’agisse des chefs de gouvernement ou des chefs d’entreprise. La communication va devenir un levier essentiel du changement. Sans diagnostic partagé sur les raisons des réformes, ce sera l’échec assuré, dans un environnement plein de frustrations où la demande d’équité dans les efforts exigés sera majeure.
De même dans les entreprises, la compréhension par tous de la raison des changements est la condition pour réussir les mutations exigées par la crise. Tous les dirigeants ont compris cela mais le passage à l’acte est plus difficile. Ces dernières années, l’agenda des patrons a été « kidnappé » par les enjeux financiers de la crise. »

« Les entreprises sont confrontées à un environnement de plus en plus complexe : les deux tiers des contenus qui les concernent ne sont pas générés par elles ! C’est un défi, parce que nous vivons dans un monde où il n’y a plus d’endroit où se cacher. Les entreprises doivent en tenir compte dans leur stratégie de communication. Elles doivent réfléchir à la lisibilité de leur communication par tous les publics, sur tous les supports. »