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Je t’aime moi non plus…

…ou les relations (parfois) tendues entre journalistes et attachés de presse.

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C’est bien connu, journalistes / blogueurs et attachés de presse ne peuvent pas travailler l’un sans l’autre. Ce postulat plaira à certains mais en crispera d’autres. Le divorce est en effet consommé pour certains.
 
Le sujet fait débat depuis quelques années déjà mais c’est une étude récemment menée et relayée dans Stratégies qui a permis de mettre à nouveau le doigt sur les difficultés relationnelles qui existent entre certains (je dis bien certains) journalistes et attachés de presse.

Par nature, de réels vases communicants existent entre ces deux métiers qui, à mon sens, ont la chance de pouvoir s’enrichir mutuellement : sans jamais empêcher les journalistes de faire leur travail d’investigation, les attachés de presse fournissent une matière première utile à la construction d’un article.
Ce qu’il faut déjà bien comprendre, c’est le rôle et la place occupés par chacun. L’attaché de presse propose, le journaliste dispose. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de l’information qu’il produit alors que l’attaché de presse a pour mission de promouvoir son client auprès de la presse en fournissant au journaliste l’angle et “l’histoire” qui pourront l’intéresser.
Pour émerger parmi les milliers de sollicitations hebdomadaires, deux incontournables : suivre l’actualité et connaître dans le détail les divers types de presse, les diverses publications et les écrits des journalistes qui s’adressent aux cibles d’une entreprise, d’une marque, d’une organisation, d’un individu.

Et c’est là que le bât blesse. Si l’on en croit les résultats de l’étude, 20 % des journalistes français se sentent stressés et harcelés par les attachés de presse. Rien que ça ! Les mots sont lâchés ! Mais quelle peut bien être la raison de pareilles accusations ? Il semblerait que les journalistes reprochent aux attachés de presse de leur fournir des contenus alambiqués, marqués par un très pauvre niveau de rédaction, des fautes de grammaire et un manque de détails dans les contacts

Nous y voilà ! Ne nous attardons pas sur les fautes d’orthographe et autres fautes de syntaxe, qui n’ont bien entendu pas le droit de figurer sur des supports destinés à la presse. J’aimerais juste m’attarder sur cette affaire de “détails dans les contacts”. Serait-il la preuve que les journalistes cherchent malgré tout à entrer en contact avec ces chers attachés de presse ? Je me demande si on ne tiendrait pas là la preuve ultime qui permettrait de démontrer que journalistes et attachés de presse se courent après mutuellement et ce, dans un but final qui n’est autre que de dévoiler de l’information au grand public.

D’un coup tout s’éclaire et il devient évident que c’est ensemble que nous parviendrons à faire vivre la presse, à susciter des passions, à faire émerger des tendances et des opinions.
Une autre information intrigante non dévoilée dans l’article paru dans Stratégies mais qui ressort dans les résultats de l’étude est le fait que près de la moitié des journalistes français interrogés affirment ne pas apprécier recevoir des annonces presse qui répondent à un format trop journalistique. Il s’agit là d’un sacré scoop que les attachés de presse ne manqueront pas de noter dans la mesure où bon nombre d’entre eux mettent justement tout en place pour peaufiner le côté journalistique de leurs écrits. Ainsi, cette étude a du bon et montre l’importance de l’écoute entre les deux parties et ce, afin de travailler au mieux ensemble.

Alors, si les relations entre journalistes et attachés de presse sont parfois tendues, il est important et utile de rappeler que ces deux métiers n’existeraient pas l’un sans l’autre… Imaginez un attaché de presse sans journaliste et vice versa. Quelle tristesse, quel ennui, si ce n’est pour faire durer cette “guéguerre” au fond pas si méchante !