L'auteur

Samantha est Chef de projet Digital et Édition au sein des pôles Contenus et Social@Ogilvy.
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Twitter : C’est pas moi qui ai copié, c’est Facebook

Qui n’a jamais recopié quelques paragraphes de Wikipedia pour une présentation? C’est tentant et rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls à vous adonner à ces pratiques répréhensibles : huit étudiants sur dix avouent avoir recopié des passages d’ouvrages pour leurs thèses et même les professeurs s’y mettent. A tel point que des logiciels anti-plagiat existent désormais pour détecter les fraudeurs. Et si, après les thèses, les réseaux sociaux étaient passés au crible de ces logiciels, histoire de voir?

Certaines ressemblances sont frappantes et depuis la rentrée, les copier-coller semblent se multiplier. Alors, qui copie sur qui?

“Facebook se “pinterise”, c’est le titre choisi par Frenchweb pour évoquer les similitudes entre les deux plateformes sociales. Facebook vient en effet de lancer une nouvelle fonctionnalité baptisée « Collections ». Le réseau se défend de toute ressemblance avec Pinterest, pourtant cette option “pourrait tout de même concurrencer les pins du réseau social” estime le site Techcrunch. Cette nouvelle fonctionnalité permet aux sites de e-commerce de développer des boutons « Want » ou « Collect », grâce auxquels les utilisateurs peuvent ajouter différents produits à une « Wishlist », puis ensuite activer le bouton “Acheter”.

Autre étrange similitude et cette fois-ci, c’est Twitter le copieur. Une nouveauté a fait son apparition sur le site de microblogging : chaque utilisateur peut désormais ajouter une photo de couverture, un “header”, à son profil. Ça ne vous rappelle rien? Mais si, c’est bien la cover Facebook qui a fait son apparition l’an dernier! Google + avait lui aussi chipé l’idée peu de temps après en le proposant sur sa plateforme.

Pire que Twitter, son homologue Linkedin, lui, se lâche totalement. Un coup d’oeil à droite, puis à gauche, le réseau professionnel n’hésite pas à regarder les copies de ses deux voisins que sont Facebook et Twitter.

Chez le premier, il reprend l’idée des pages de marques Facebook et s’en sert pour optimiser les pages dédiées aux sociétés. Il est désormais possible pour les pages entreprises de promouvoir certaines publications en haut de leur feed. Ces pages possèdent aussi désormais une bannière personnalisée et des données sont également disponibles pour permettre de mesurer la portée des messages postés sur la page. En somme, des fonctionnalités Facebookiennes.

Chez son voisin Twitter, le réseau professionnel Linkedin s’inspire de ce qui a fait le succès de son concurrent : le following. Il était déjà possible de suivre l’actualité des entreprises et des groupes. Aujourd’hui, les utilisateurs peuvent aussi s’abonner à 150 leaders d’opinion parmi lesquels figurent Obama ou Mitt Romney. Il faut dire le réseau professionnel était à la traîne puisque Facebook, Google + et Instagram avaient depuis longtemps calqué le concept.

Enfin, Myspace se relance. Là, le réseau a pioché un peu partout dans ce qui se fait de mieux. Un retour inspiré d’une riche équation : “#NewMySpace = Pinterest + Facebook + Tumblr + SoundCloud”, analyse Sandrine Plasseraud, Directrice générale de l’agence We are Social. Plus généralement, Sandrine Plasseraud évoque sur Docnews “L’avènement des formats visuels”, une tendance face à laquelle “les plateformes sociales n’ont pas de choix que de s’adapter à ces nouvelles habitudes”.

Alors, dans cet univers des réseaux sociaux où finalement tout le monde se copie-colle, on peut y voir un enrichissement mutuel certes, mais attention : A force de porter l’uniforme, les réseaux ne doivent pas pour autant tendre vers le clonage sous peine de se voir absorber par des plus gros, faute de caractéristiques propres. Au fait, vous avez entendu parler des Facebook gifts? ça vient de sortir!

A quand les Twitter gifts?