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Come on baby leak my fire

2011 s’annonce plus que jamais comme une année propice aux scandales révélés de manière tonitruante sur nos très chers médias sociaux. Le phénomène n’est bien sûr pas nouveau, et les initiatives de particuliers ou journalistes exhumant dossiers, photos ou propos compromettants mettant en lumière certains dessous de nos hommes politiques sont légion (qui vient de dire Monsieur Boillon ?…). Vantés pour leur rapidité à diffuser en temps réel de telles informations, les réseaux Twitter&Co ne sont pas épargnés par les critiques sur ces données pas toujours vérifiées et souvent impossibles à sourcer.

Mais chaque jour de nouveaux outils sont mis à notre disposition, pour nous aider à décrypter certaines affaires pouvant faire l’actualité. Hier était ainsi lancé FrenchLeaks, un site « dédié à la diffusion de documents d’intérêt public concernant notamment la France et l’Europe ». Edité par Mediapart, cet « outil documentaire et instrument d’alerte », met à la libre disposition du public les dossiers déposés par les internautes sur un espace sécurisé inspiré par WikiLeaks, publiés après enquêtes préalables « répondant aux règles professionnelles du journalisme » par l’équipe du site.

Si l’on se base sur les documents postés depuis hier, les hommes politiques sont encore relativement épargnés, les premières « révélations » se cristallisant davantage sur le monde des affaires. Mais du phénomène ‘wikileaks dans mon bureau’ à ‘wikileaks dans mon parti politique/ministère/ambassade’ le pas semble plus que jamais mince et aisément franchissable.

D’autant que l’intérêt autour de nos chers élus et autres candidats aux velléités politiques plus ou moins connues a peu de chance de redescendre d’ici le début des campagnes de 2012. Un panorama de candidats et de soutiens en devenir (même-si-je-refuse-de-l’officialiser-parce-que-c’est-un-peu-tôt-quand-même-mais-qu’on-ne-m’oublie-pas, hein) qui va donner des sueurs froides à plus d’un observateur. Un constat fait par le magazine en ligne Slate.fr qui a lui aussi lancé hier WikiPol, une plateforme collaborative remplie d’informations sur « les hommes et femmes qui feront les élections présidentielles et législatives de 2012 ». Mis en place en partenariat avec l’Ecole de journalisme de Science Po, le site propose déjà 120 wikifiches de personnalités politiques comprenant CV, familles politiques, entourage, parcours ou encore déclarations remarquées.
Plus que jamais, avis aux businessmen, hommes politiques, citoyens : we’re watching you! [and see you on Twitter-whether you want it or not…]