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Enfant et Internet : capitalisons sur un péril jeune

Le dernier baromètre « Enfants et Internet » de l’agence Calysto consacre l’avènement des digital native. A le lire, difficile de se dire que collégiens et lycéens ne sont pas des « bêtes de l’Internet » : 75% des  15-17 ans ont un profil Facebook, un quart des 11 – 13 ans passent bien 3 heures par jour à tailler bavettes sur msn et paraît même que le blogging retrouve la côte chez les CM1-CM2, c’est vous dire…

Côté parent, même si l’étude entre moins dans le détail, le constat n’en est pas moins sévère. Comme l’indique Agnès Leclair pour le Figaro :

Aujourd’hui encore, à peine trois enfants sur dix évoquent leurs tribulations en ligne avec leurs parents. 22% des 11-13 ans auraient un logiciel de contrôle parental sur leur ordinateur. Pire encore, seuls 4% des 11-17 auraient une fonction contrôle parental activée sur leur mobile, un outil pourtant utilisé de manière croissante pour surfer sur la toile.

A lire entre les lignes, il semble que nous nous plaçons dans un « creux » générationnel. D’un côté, une génération X, qui bien que condamnée, continue à se trouver aussi dépourvue devant les usages que leurs progénitures adoptent sur le Web ; de l’autre, une génération Y qui a assuré sa mue mais n’a pas d’enfants suffisamment âgés pour avoir à surveiller les dits usages.

Des chiffres qui en effrayent plus d’un. Reste que cette incompréhension est source d’attention et derrière cette peur latente se cache un vrai besoin de comprendre. Mais la volonté n’y suffit pas, «les parents et le corps enseignant ne savent pas par quel bout prendre le problème» souligne Alex Türk, président de la CNIL.

Alors en cette fin de vendredi après midi, je m’interroge. Et si cette volonté parentale n’était pas un levier d’influence sur lequel capitaliser ? Une marque peut facilement tirer partie d’une prise en charge de l’acculturation digitale des parents pour mieux servir les intérêts de leurs enfants sur Internet ou ailleurs. Certaines initiatives commencent à s’inscrire dans cette voie, la nouvelle application Mercredi après-midi par exemple. Elle propose aux parents et leurs enfants de trouver facilement des activités extrascolaires directement depuis leur Smartphone. Conduire les parents à utiliser leurs mobiles pour occuper leurs enfants et instaurer la proposition de loisir dans l’usage mobile des ados. L’initiative peut sembler anodine, mais mon avis qu’elle s’inscrit dans une tendance lourde des années à venir. La question mérite en tout cas d’être creusée.