L'auteur

Charles-Antoine est Directeur Conseil du pôle Brand Marketing.
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Se moquer des attachés de presse c’est drôle

Ca fait des années que ça dure, mais ça s’accélère en cette fin d’année. Se moquer des attachés de presse, c’est drôle et c’est dans l’air du temps. Après une tentative moyennement heureuse (un peu trop haineuse) d’Emmanuelle Uzan sur France 5 déjà commentée par Eric, on a eu droit à un exercice plus réussi dans un post de Deedee. Et c’est vrai que se moquer de l’attachée de presse, un peu cruche, à bout de force et d’argument, nécessairement inexpérimentée, c’est drôle. C’est drôle mais un peu facile.

 

On pourrait ici, rendre la pareille à nos amis journalistes et décrire le portrait du pire.

On pourrait évoquer celui qui pose des lapins en série (malgré ses confirmations dans les heures précédentes), l’autre incapable d’orthographier le nom du speaker (écrit partout dans les dossiers transmis), qui n’a pas préparé son dossier alors qu’il rencontre super Duboss venu des US posant des questions accablantes (qui font honte, même à l’attachée de presse neurodéficiente).

On pourrait aussi parler de la journaliste qui nous demande pour son super dossier couleur (tellement original) quels sont nos produits orange (pour des caméras professionnelles ???). Mais j’ai peur qu’on ne progresse pas beaucoup et que l’année prochaine (et dans 10 ans) on s’en reparle dans les mêmes termes.


Je formule donc deux vœux pour 2009 :

Que le journaliste s’engage dans une relation équitable avec les agences rp.

Comment ? En confiant les clés de leur fonctionnement, en dialoguant avec ses interlocuteurs pour trouver un angle pertinent, en répondant aux invitations sans attendre d’être relancé plusieurs fois (c’est pénible pour tout le monde), en utilisant l’attaché (ça peut être un homme !) de presse comme un relais utile (pour accéder à des infos, des speakers, des retours d’expérience).

A chaque fois qu’un journaliste nous accorde du temps, c’est payant !

 
Que l’on reconsidère en agence la gestion de la relation avec les journalistes

Lorsqu’elle est considérée, c’est une mission complexe qui demande de nombreuses qualités : maîtrise du sujet, connaissances approfondies des médias, entretien d’un réseau relationnel, qualité d’écriture, humour, ténacité…

Cette mission ne peut être reléguée à de jeunes stagiaires ou des débutants mal briefés.

Il en va de la réputation des agences, de la crédibilité des annonceurs, de la performance des programmes rp.

Il convient de valoriser l’attaché de presse, d’en faire un vrai consultant média, un véritable chef de projet. Il existe dans ce métier des grandes pros (le plus souvent des femmes), j’en ai déjà rencontrées !

 
A quoi bon définir en amont des stratégies de communication audacieuses si au final on ne se donne pas les moyens de délivrer intelligemment les histoires aux relais d’opinion ?