L'auteur

Lui écrire

Articles similaires

Partagez !

Ne discutons plus à propos du Digital, disputons-nous !

Cette semaine à l’agence, Eric Maillard et Laurent François ont animé une session de formation sur la « Digital Influence« . Rien de tel pour vérifier où chacun se situe sur l’échelle de la geekitude. A peine sortis de la formation, les conversations se sont échauffées entre sociaux médiatisés et êtres humains se revendiquant du monde du réel. Débat.

Une geek incrédule : « T’es pas sur Facebook ?»
Une non-geek agacée : « Non, j’vois pas l’intérêt.»
Une geek dubitative : « Attends, mais tu ne fais quand même pas partie de ces gens qui sont contre les media sociaux ? »
Une non geek exaspérée : «C’est pas parce que je n’y suis pas que je suis contre. C’est un peu léger comme raccourci, non ? »
Une geek irritée : « Mais t’es dans la com ! Comment peux-tu ne pas t’intéresser à tout ça? T’as peur de quoi ?»
Une non geek verte : « Mais j’ai peur de rien. Je vais sur internet, tu me prends pour qui ? En revanche, le temps que je ne n’utilise pas à aller sur les media-sociaux je l’utilise pour voir mes amis ou lire la presse. Je te rappelle au passage que TOUT ne se passe pas par le net!
Une geek cramoisie : «Ah oui, je vois : tu en es toujours au web 1.0 ! Mais tu pourrais faire preuve d’un peu plus de curiosité ! Comment peux-tu conseiller ou sensibiliser tes clients sur le sujet? Ca m’échappe. »
Une non-geek vert de gris : «Si tu veux on va boire un café pour en parler. A moins que tu préfères qu’on en parle sur Twitter ? »
…/…

Et voilà, même au sein d’une agence d’influence, le clivage entre « media socialisés » et « à l’ancienne socialisés» existe bel et bien. Pourtant avec un tout petit peu de recul, on s’aperçoit vite que ces deux mondes sont loin de s’opposer !

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, je rappelle qu’on peut être actif sur Facebook sans devenir un animal digital dépourvu d’intimité numérique et incapable de contacts humains. D’un autre côté, ce n’est pas parce qu’on ne pratique pas les media-sociaux qu’on ne comprend pas les enjeux d’image pour ses clients, qu’on n’utilise pas internet ou qu’on manque d’outils pour s’informer, échanger voire même réseauter…

Allez, je lance un appel : ne nous disputons plus mais continuons un dialogue multi-canaux sur le sujet !