L'auteur

Charles-Antoine est Directeur Conseil du pôle Brand Marketing.
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Et si on parlait du coût des RP ?

Avec les tensions économiques actuelles, la question du coût des prestations RP est abordée par les annonceurs de manière plus frontale et plus régulière.
Les montants globaux sont appréciés avec plus d’attention, la structure des coûts pose question, les temps estimés ou passés sont examinés à la loupe.
Et tout le monde s’en mêle, des directions de la communication, aux achats, en passant par le juridique.

Face à cette nouvelle attitude, certains acteurs s’affolent (parfois à raison) et changent de cap commercial. Rabais (tiens, des soldes ?), période d’essai gratuite (étrange vision de la valeur travail), rétribution aux résultats (les résultats de l’agence ou des relais d’opinion ?).

D’autres acteurs décident de maintenir leur politique commerciale mais en profitent pour apporter quelques éclairages, sans aucun doute bienvenus.

  • Comment est calculé un montant d’honoraire ?
  • A quoi correspond le prix à la journée ?
  • Quel est le juste tarif ?

Au travers de sa prestation PR, une agence met à disposition de son client du temps de ses collaborateurs. Deux paramètres entrent donc dans l’équation : le temps passé et le tarif à la journée.

Pour estimer le coût d’un programme, l’agence doit disposer à la fois d’une bonne visibilité sur les actions à mener et sur le temps qu’il sera nécessaire pour accomplir ces missions.
Cette estimation repose à la fois sur l’expérience de l’agence sur des missions équivalentes (d’où l’intérêt à collaborer avec des agences pleinement légitimes sur les prestations requises) mais aussi sur la clarté avec laquelle le client va détailler la mission attendue (d’où l’intérêt d’un brief clair, d’une certaine transparence plutôt qu’un jeu de dupes sur un budget tenu secret).

  • L’agence a-t-elle déjà mené un programme comparable ?
  • De quels outils l’agence dispose-t-elle pour mesurer le temps passé ?
  • Quelle visibilité l’agence donne-t-elle à son client sur le temps passé ?

La deuxième composante est le prix à la journée ou à l’heure pratiqué par l’agence.
Ce coût est généralement fixé en fonction de la séniorité du collaborateur. Un prix forfaitaire unique pratiqué par certaines agences impliquerait que l’ensemble des collaborateurs sont rémunérés au même niveau ( !!!) ou que l’agence de manière mécanique majore le temps de juniors.
Les prix à la journée reflètent en grande partie la rémunération des collaborateurs. Ils illustrent donc leur séniorité mais aussi leur engagement dans la société.
Un prix faible peut cacher de mauvaises surprises comme une qualification insuffisante, un manque d’expérience ou un turnover élevé.

  • Quelle est la qualification des collaborateurs ?
  • Quel est le niveau d’expertise sur un secteur donné ou sur une problématique équivalente ?
  • Quel est le degré de loyauté des équipes vis-à-vis de leurs clients ?

Le juste prix dans tout ça ? Sur quelle variable négocier ?
Tout réside dans l’équation fragile du besoin exprimé par le client, de la qualification des experts qui vont y répondre et du temps qu’ils vont y accorder.

Bien cerner la valeur ajoutée d’une agence et de ses collaborateurs est donc essentiel.
La phase du casting est donc primordiale au niveau de l’agence et des collaborateurs.

Reste à apprécier la motivation de l’agence à devenir le partenaire de ses clients, à les accompagner dans leur développement, à mettre à profit au bon moment les expertises les plus probantes pour des campagnes impactantes, durables et mesurables.